Effets comparés d’un programme d’activité physique et d’un programme d’activités sociales en EHPAD

Publié le : 01 novembre 2016-Mis à jour le : 17 avril 2019

Deux groupes de résidents volontaires ont été formés dans sept maisons de retraite : un premier groupe a participé à des activités socialisantes (comme des séances de chant ou d’arts plastiques), et un deuxième groupe s’est livré à des séances d’activités sportives. Les deux groupes ont bénéficié de deux interventions par semaine, d’une durée de 60 minutes.

Pour comprendre et déterminer les effets d’une activité physique et sociale sur les résidents atteints de troubles cognitifs, plusieurs variables ont été analysées, telles que la capacité fonctionnelle, la fonction physique (vitesse de marche, levé de chaise…), les fonctions cognitives et les troubles du comportement.

Après les six premiers mois de l’étude, les résultats ont montré que les deux types d’activités proposés avaient pour effet de stabiliser, voire de ralentir le déclin naturel observé chez les participants. Ce travail mérite d’être poursuivi sur une plus longue période.

L’analyse de variables supplémentaires a permis de porter un regard nouveau sur l’accompagnement et le soin portés aux résidents atteints de troubles cognitifs ; elle a aussi permis de mettre en évidence les effets différenciés de ces programmes (au-delà donc des effets cliniques similaires).

Ainsi, les résidents ayant bénéficié d’une activité sociale ont connu une amélioration de leur statut nutritionnel, tandis que le nombre de chutes non graves a diminué chez les résidents qui ont participé aux séances d’activités physiques.
Outre l’analyse des données scientifiques, les chercheurs se sont intéressés aux retours d’expériences des soignants qui sont chaque jour au contact des résidents. Les informations recueillies suggèrent un lien entre la pratique d’une activité et l’amélioration de la qualité de vie.

Pour plus d’information sur ce projet

À propos des partenaires

Ce projet a été le fruit d’une collaboration entre l’institut du vieillissement du gérontopôle du centre hospitalo‐universitaire de Toulouse et les professionnels du groupe Korian.

L’unité mixte de recherche 1027 de l’INSERM et de l’université Paul Sabatier (nouvelle fenêtre) constitue un pôle de recherche en épidémiologie et santé publique, qui vise à mieux comprendre et analyser les enjeux médicaux et sociétaux dans les domaines des maladies chroniques et des handicaps aux différents âges de la vie. Elle développe une activité forte de recherche clinique en lien avec les acteurs de terrain. L’une des 6 équipes travaille sur le vieillissement et la maladie d’Alzheimer.

Le gérontopôle du CHU de Toulouse (nouvelle fenêtre) a pour objectifs de fédérer autour d’une même structure des équipes de recherche et des cliniciens afin de dynamiser la recherche, la prévention et de promouvoir la santé des personnes âgées.

La Fondation Korian (nouvelle fenêtre) a été créée en septembre 2017 par le groupe d’EHPAD privés Korian, dans le prolongement de la démarche engagée en 2014 avec l’Institut du bien vieillir.

Contact

Yves Rolland, professeur
UMR 1027
Courriel : rolland.y@chu-toulouse.fr

Référence du projet n° 181
Appel à projets Handicap et perte d’autonomie (2003) – DREES
Titre : Effet d’un programme physique à long terme sur la capacité fonctionnelle des personnes atteintes de réduction des capacités cognitives et vivant en EHPAD (Y. Rolland).

 

Documents à télécharger

Fiche de résultat de recherche : Effets comparés de programmes d’activité physique et d’activités sociales en EHPAD ( PDF, 314.31 Ko )
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