Mieux accompagner le retour vers l’emploi des personnes cérébrolésées Publié le 28/02/2021 Écouter Imprimer Envoyer Partager Alors que la majorité des personnes cérébrolésées en capacité de travailler souhaitent reprendre une activité, les professionnels qui les accompagnent ont besoin de disposer d’outils d’évaluation pour adapter au mieux leurs conseils d’orientation aux situations individuelles. Auteurs : Christine Moroni, Hélène Delecroix Porteurs de projet : Christine Moroni À la suite à un traumatisme crânien (TC), le handicap tel que défini dans la loi du 11 février 2005 (Loi n° 2005-102) et appréhendé dans le cadre de la Classification internationale du fonctionnement (CIF – Wood, 2001) a un impact majeur sur le retour à l’emploi, et ce principalement lorsque des séquelles cognitives ou comportementales sont présentes. Toutefois, il n’existe pas à notre connaissance d’étude approfondie traitant de l’impact des séquelles cognitivo-comportementales sur le retour en formation après une lésion cérébrale acquise (LCA). Cette question a pourtant une importance majeure pour les personnes victimes d’une LCA sont jeunes et souhaitent bien souvent reprendre une formation. En outre, prévenir les ruptures de parcours pouvant être dues à des échecs lors de ce retour est fondamental étant donné les situations de vie complexes qu’elles rencontrent. Notre projet de recherche intitulé : « Troubles cognitifs et comportementaux consécutifs à une lésion cérébrale et retour en formation » a été coconstruit avec des enseignants chercheurs de l’université de Lille et des professionnels de terrain de l’unité d'évaluation, de réentraînement et d'orientation sociale et professionnelle (UEROS) de Lille. Ce projet était composé de deux programme. Le premier programme de recherche visait à mettre en évidence les facteurs cognitifs et comportementaux entravant le retour en formation au stade séquellaire d’une LCA, en particulier d'un traumatisme crânien ou d'un accident vasculaire cérébrale (AVC). Notre but était de déterminer si la réussite du retour en formation pouvait être pronostiquée grâce au profil cognitivo-comportemental de la personne. De plus, nous souhaitions étudier l’impact d’un autre facteur sur la reprise d’une formation : la fatigue. Notre objectif principal était de définir parmi les mesures cognitives, comportementales et le facteur fatigue celui ou celles qui étaient le plus prédictif d’un retour réussi en formation. L’objectif secondaire était de déterminer des recommandations pertinentes afin d’améliorer la qualité des conseils promulgués lors d’un stage en UEROS aux personnes cérébrolésées souhaitant un retour en formation. Notre second programme de recherche se proposait de compléter le premier par une approche sociologique dont l’objectif était de retracer le parcours de vie des personnes LCA en se focalisant sur quatre grands moments : la vie avant l’accident, la période consécutive à la LCA, l’entrée en stage à l’UEROS et, enfin, l’expérience vécue du retour en formation. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Troubles cognitifs et comportementaux consécutifs à une lésion cérébrale et retour en formation (pdf,2.45 Mo) Impact des facteurs cognitifs et comportementaux sur la réhabilitation socio-professionnelle des personnes cérébrolésées (pdf,15.62 Mo)