Les loisirs et vacances des enfants et des adolescents en situation de handicap Publié le 24/08/2009 Écouter Imprimer Envoyer Partager Au-delà de la question de l’égalité en matière d’accès aux pratiques de loisirs et de vacances, la participation des enfants et des jeunes en situation de handicap à ces activités constitue un enjeu à la fois social et éducatif. Auteurs : Isabelle Monforte Cette étude visait à analyser la participation des enfants et adolescents en situation de handicap aux activités de loisirs et de vacances pratiquées par la population générale, à partir des données issues de l’enquête sur les conditions de vie des ménages « Éducation et famille » (INSEE 2003). Celle-ci portait notamment sur les activités de loisirs, les modes de vacances d’été et l’organisation des temps périscolaire et extrascolaire des élèves de la maternelle au lycée. Parmi eux, l’enquête identifiait les enfants et adolescents atteints d’un ou plusieurs types de déficiences ou d’altérations « gênantes » pour leur scolarité selon leurs parents.La situation de handicap de l’enfant identifiée en référence au cadre scolaire se répercute sur le champ des loisirs et des vacances. Elle contribue à réduire le revenu familial en raison notamment de son impact sur le taux d’activité des mères et restreint ainsi l’accès aux départs en vacances en famille ainsi qu’aux activités de loisirs culturels ou sportifs pratiquées en club, associations ou conservatoires. Mais, indépendamment de l’âge et des caractéristiques socioéconomiques du ménage, on observe un effet spécifique de la situation de handicap sur les pratiques, les modes d’organisation du temps libre et la participation sociale.En effet, être atteint de problèmes de santé et/ou de déficience motrice est un obstacle au départ en vacances avec les parents ou chez un membre de la famille. Par ailleurs, les structures proposant des activités culturelles ou sportives se montrent peu ouvertes aux enfants et jeunes affectés par une déficience des fonctions supérieures et peu propices à leur socialisation quand ils y ont accès. L’organisation du temps libre de cette population est marquée par une forte fréquentation des accueils collectifs, l’été, mais surtout le soir. Mais celle-ci apparaît plus contrainte par la nécessité d’une prise en charge, notamment quand les mères ont une activité professionnelle, que par la pratique d’activités de loisirs. Cette fréquentation qui se poursuit au-delà de l’âge observé dans l’ensemble de la population souligne le décalage croissant à l’adolescence entre les activités de loisirs et de vacances des enfants et jeunes en situation de handicap et celles de leurs pairs. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Rapport final - Les loisirs et vacances des enfants et des adolescents en situation de handicap (pdf,704.55 Ko)