Les groupes d’entraide mutuelle (GEM) et structures apparentées

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Les interactions sociales que permettent les GEM ou les structures apparentées constituent une forme de compensation. Les usagers en sont non seulement les acteurs, mais les producteurs du processus compensatoire.

Auteurs :
Anne Lovell, Aurélien Troisoeufs
Porteurs de projet :
Anne Lovell

Dans le cadre de la loi du 11 février 2005, une nouvelle forme associative, le groupe d’entraide mutuelle (GEM), a été créée dans l’optique de compenser le handicap d’origine psychique. L’objectif de cette recherche était de déceler à travers ces nouveaux dispositifs les savoirs pratiques qui se développent auprès des adhérents aux GEM (les usagers) et si des « savoirs patientiques » en particulier contribuent ou pas à modifier l’expérience des retentissements de la maladie au quotidien. Dans un premier volet, une enquête par questionnaire a permis d’esquisser une cartographie sociologique des GEM de la région Île-de-France et les caractéristiques de ses adhérents, ainsi que d’apporter un éclairage sur la place que détiennent les usagers au sein de ces nouvelles organisations. Dans un deuxième volet, une étude anthropologique menée en parallèle dans différents GEM et structures apparentées a montré que les savoirs pratiques générés à travers les interactions entre les adhérents constituent en même temps des manières de se réapproprier leur expérience face aux retentissements de leurs troubles psychiques. En conclusion, l’étude révèle une forme de compensation du handicap par l’interaction sociale entre pairs. Elle place l’usager non seulement comme acteur, mais également comme producteur du processus compensatoire.

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