Les aidants informels : comparaison France/Japon Publié le 01/02/2015 Écouter Imprimer Envoyer Partager L’objectif principal de ce projet était de réfléchir à l’articulation entre deux risques, le risque professionnel et celui du care, dans deux pays, la France et le Japon, marqués par d’importantes différences dans l’organisation des politiques publiques. Auteurs : Aurélie Damamme, Kurumi Sugita, Marie Wierink, Eiji Kawano, Miho Ota Porteurs de projet : Kurumi Sugita Quand le Japon paraît bénéficier d’une meilleure organisation de l’accès à l’information pour les aidants et d’une meilleure visibilité de la question de la dépendance, la France fournit des aides qui sont nécessaires au maintien en emploi d’un certain nombre d’aidants femmes qui tiennent à leur activité professionnelle. Ainsi, alors que le marché du travail japonais inclut le rôle des femmes aidantes dans sa construction, les normes de conciliation vie familiale-vie professionnelle rendent le retrait de l’emploi moins fréquent pour les aidants français, hormis lorsqu’il s’agit d’accompagnement d’enfants en situation de handicap.Certains modes d’organisation adoptés par le Japon paraissent particulièrement utiles à tester dans le contexte français, comme le gestionnaire de cas (care manager), dont l’utilité paraît claire pour pouvoir se repérer dans un système d’organisation de l’aide aux personnes en perte d’autonomie complexe, en particulier pour la prise en charge des personnes âgées.Concernant les services d’aide aux aidants existants, il est primordial de les adapter aux salariés en organisant des événements, des permanences ou des accueils en soirée et le week-end. Il faudrait également proposer des mesures de simplification de l’accès aux congés pour les aidants pour les rendre plus utilisables en situation de crise et d’imprévu.Différents modes d’action sont envisageables : la sensibilisation sur la question du care est à promouvoir à la fois pour les aidants eux-mêmes, mais aussi pour les personnes qui les entourent, particulièrement dans le milieu professionnel. Enfin, les associations apparaissent comme des lieux d’information stratégiques pour les aidants, mais également des lieux de soutien voire d’entraide, et ce en France comme au Japon. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Rapport final - Les aidants informels : comparaison France/Japon (pdf,9.56 Mo)