Effet d’un programme physique à long terme sur la capacité fonctionnelle des personnes atteintes de réduction des capacités cognitives et vivant en EHPAD Publié le 09/11/2016 Écouter Imprimer Envoyer Partager Cette étude pilote compare les effets d’un programme d’activité physique et d’un programme d’activités socialisantes chez des personnes âgées atteintes de troubles cognitifs vivant en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Auteurs : Yves Rolland, Philippe De Souto Barreto Porteurs de projet : Yves Rolland Cette étude pilote suggère que les effets d’un programme d’activité physique et d’un programme d’activités socialisantes chez des personnes âgées atteintes de réduction de leurs capacités cognitives sont comparables. Deux groupes de résidents volontaires ont été formés dans sept maisons de retraite : un premier groupe a participé à des activités socialisantes (comme des séances de chant ou d’arts plastiques), et un deuxième groupe s’est livré à des séances d’activités sportives. Les deux groupes ont bénéficié de deux interventions par semaine, d’une durée de 60 minutes. Pour comprendre et déterminer les effets d’une activité physique et sociale sur les résidents atteints de troubles cognitifs, plusieurs variables ont été analysées, telles que la capacité fonctionnelle, la fonction physique (vitesse de marche, levé de chaise…), les fonctions cognitives et les troubles du comportement. Après les six premiers mois de l’étude, les résultats ont montré que les deux types d’activités proposés avaient pour effet de stabiliser, voire de ralentir le déclin naturel observé chez les participants. Ce travail mérite d’être poursuivi sur une plus longue période. L’analyse de variables supplémentaires a permis de porter un regard nouveau sur l’accompagnement et le soin portés aux résidents atteints de troubles cognitifs ; elle a aussi permis de mettre en évidence les effets différenciés de ces programmes (au-delà donc des effets cliniques similaires). Ainsi, les résidents ayant bénéficié d’une activité sociale ont connu une amélioration de leur statut nutritionnel, tandis que le nombre de chutes non graves a diminué chez les résidents qui ont participé aux séances d’activités physiques. Outre l’analyse des données scientifiques, les chercheurs se sont intéressés aux retours d’expériences des soignants qui sont chaque jour au contact des résidents. Les informations recueillies suggèrent un lien entre la pratique d’une activité et l’amélioration de la qualité de vie. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Effet d’1 programme physique à long terme sur la capacité fonctionnelle de personnes avec capacités cognitives réduites en EHPAD (pdf,923.99 Ko)