DYSEDEN – Déterminants sociaux des troubles chez l’enfant

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Les troubles psychologiques et de l’apprentissage sont d’origine multifactorielle et peuvent avoir des conséquences très lourdes. Le projet DYSEDEN a exploré les déterminants de ces troubles ainsi que leurs liens potentiels afin de pouvoir mieux les prévenir et les gérer.

Auteurs :
Franck Ramus
Porteurs de projet :
Franck Ramus

Les troubles auxquels s’intéresse cette étude sont les troubles de l’apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie) et les troubles psychologiques (troubles des conduites, troubles émotionnels et troubles envahissants du développement).

Capitalisant sur la cohorte EDEN qui a suivi un échantillon de 1 500 enfants sur une période s’étendant de la gestation jusqu’à l’âge de 8 ans, l’étude DYSEDEN a consisté à étendre la période de collecte jusqu’à l’âge de 11-12 ans afin de couvrir la période de l’enfance qui correspond à l’acquisition des savoirs de base.

De nouvelles analyses conduites à partir des informations déjà récoltées puis de celles correspondant à la période 8/12 ans permettent de mieux mesurer la prévalence des différents troubles, d’étudier les interactions entre facteurs biologiques et environnement, d’explorer la contribution des différents troubles aux difficultés scolaires et les comorbidités associées et de mieux comprendre les interactions entre différents déterminants et leur importance.

Dans le cadre de ce projet, 389 enfants ont réalisé via Internet des tests permettant d’évaluer à la fois leurs acquis scolaires et leurs capacités cognitives (lecture, écriture, écoute et expression orale) et 539 parents ont complété des questionnaires (habitudes de vie, événements familiaux…).

8 publications basées sur une nouvelle analyse des données collectées jusqu’à l’âge de 5-6 ans sont d’ores et déjà disponibles. Elles traitent de l’impact des facteurs biologiques et sociaux sur les capacités précoces de langage, de l’effet de plusieurs facteurs (stimulation maternelle, nombre de grands frères et sœurs, allaitement maternel) sur les compétences verbales et non verbales, des liens de causalité entre capacités de langage et symptômes d’inattention/hyperactivité, de la prévalence des problèmes comportementaux ou émotionnels chez les enfants intellectuellement précoces (QI>130), de la capacité à prédire le QI à 5-6 ans à partir d’observations cliniques réalisées entre 4 mois et 2 ans et de l’interaction entre l’allaitement maternel et le QI à 5 ans.

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