Difficultés quotidiennes des personnes souffrant de schizophrénie Publié le 27/11/2010 Écouter Imprimer Envoyer Partager L’analyse des déficits cognitifs d’une personne souffrant de schizophrénie et des difficultés quotidiennes fonctionnelles qu’elle rencontre permet de lui proposer un programme de remédiation adapté. Auteurs : Marie-Noëlle Levaux, Jean-Marie Danion Porteurs de projet : Jean-Marie Danion La schizophrénie est la cause de limitations sévères dans les activités quotidiennes. Elle est à l’origine d’un véritable handicap social qui se manifeste par une participation réduite au sein du couple, de la famille, du milieu professionnel et plus largement de la société. Ces limitations fonctionnelles sont les cibles prioritaires pour les interventions thérapeutiques. Cependant, la nature de ces problèmes fonctionnels est encore très mal connue. Bien qu’elle n’affecte pas l’intelligence proprement dite de la personne, la schizophrénie occasionne souvent un certain nombre de déficits cognitifs qui perturbent l’attention, la mémoire, l’apprentissage et le traitement de l’information. Ces déficits cognitifs sont présents dès le début de la maladie. Certains travaux antérieurs ont montré que les déficits cognitifs contribuent de manière déterminante à ces difficultés fonctionnelles. L’objectif de ce projet de recherche était donc de mieux comprendre la nature des difficultés quotidiennes rencontrées par les personnes souffrant de schizophrénie, tout d’abord en les caractérisant, en identifiant les facteurs cognitifs susceptibles de prédire les difficultés, en comprenant mieux les processus cognitifs impliqués dans une activité nouvelle et multitâche telle que l’organisation d’une réunion et en étudiant l’hétérogénéité fonctionnelle et cognitive. 45 personnes présentant une schizophrénie ont participé à ces travaux dont la difficulté était d’ordre méthodologique. Cette étude a montré qu’il existait sur cet échantillon une variabilité très grande, tant sur le plan cognitif que fonctionnel : chaque personne doit donc être prise dans sa singularité. Elle a également montré qu’il existait fréquemment une dissociation entre déficits cognitifs et capacité fonctionnelle. Sur le plan clinique, il est donc recommandé au moment du bilan d’analyser, pour chaque individu, l’ensemble de ses déficits cognitifs et de ses difficultés fonctionnelles. La grande hétérogénéité cognitive nécessite de sélectionner des épreuves qui couvrent l’ensemble des domaines cognitifs de façon à mettre en place un programme de remédiation cognitive adapté. De la même façon, étant donné la grande variabilité des capacités fonctionnelles des personnes, il est souhaitable de réaliser des évaluations fonctionnelles qui rendent compte d’un large panel d’activités quotidiennes. En tenant compte des résultats de ces deux évaluations, cognitive et fonctionnelle, il devient possible d’aménager le plus efficacement possible l’environnement des personnes en installant des aides pratiques palliatives pour contourner les difficultés quotidiennes. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Difficultés quotidiennes des personnes souffrant de schizophrénie - Rapport final (pdf,619.96 Ko) Difficultés quotidiennes des personnes souffrant de schizophrénie - Fiche résultat (pdf,209.9 Ko)