Aidants cohabitants Publié le 20/10/2012 Écouter Imprimer Envoyer Partager Afin de contribuer à la définition de réponses de soutien adaptées aux besoins et aux attentes des aidants cohabitant avec une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie, cette recherche analyse et décrit l’hétérogénéité de ces situations d’aide, dont le nombre est estimé à 3,5 millions. Auteurs : Carole Peintre Cette recherche exploite, en les combinant, deux volets de l’enquête Handicap-Santé 2008 : l’enquête consacrée aux personnes vivant en ménages ordinaires (HSM) et l’enquête complémentaire auprès des aidants informels (HSA). L’enquête HSM offre l’opportunité rare d’embrasser des populations en général clivées selon le statut administratif des personnes, l’âge et la nature ou l’étiologie des déficiences.La recherche établit une typologie en 8 classes homogènes des personnes en situation de handicap et de perte d’autonomie bénéficiant de l’aide informelle d’un proche vivant sous le même toit : 4 classes pour les plus autonomes, 2 pour celles de niveau d’autonomie intermédiaire avec des performances très basses dans certaines activités et aucune difficulté dans d’autres et 2 classes de personnes lourdement handicapées, fortement dépendantes dans toutes les dimensions de la vie. Définir ces profils à partir de l’intensité et de la nature des limitations d’activités et de participation sociale et non des catégorisations des politiques publiques (enfants handicapés, adultes handicapés, personnes âgées) permet de montrer qu’un même besoin d’aide peut être commun à des situations très variées en termes d’âge et d’étiologie. Par exemple, la classe 8 comprend à la fois des personnes âgées à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer et des jeunes enfants polyhandicapés.Pour aller plus loin dans la définition de ces situations d’aide, cette typologie des « aidés » est ensuite croisée avec le lien de parenté unissant l’aidant à la personne aidée et la catégorisation de cette dernière par les politiques publiques. Cette approche conduit à distinguer près d’une quarantaine de « binômes aidants-aidés », regroupant chacun 10 000 à 650 000 des 3,5 millions de ces situations d’aide. Les 4 binômes formés par des personnes âgées ou handicapées de classes 1 ou 2 (les plus autonomes) avec leur conjoint représentent près de la moitié des situations (1,6 million), mais d’autres binômes ont également des effectifs élevés. La recherche décrit et compare 23 binômes au total. La grande hétérogénéité des situations est mise en lumière.Enfin, une typologie des répercussions de l’aide apportée sur la vie de l’aidant telles qu’il les ressent (sentiment général et aspects négatifs) a été réalisée. Les 5 classes décrites vont de l’absence de répercussions (55 % des situations) aux répercussions multiples (17 %). Cette dernière analyse, seulement initiée, vient tester l’intérêt d’avoir défini les binômes aidants-aidés. Ce contenu vous a-t-il été utile ? Commentaire (facultatif) Ne mentionnez pas de données personnelles : nom, adresse, numéros (téléphone, sécurité sociale, fiscal), lieu et date de naissance, etc. Merci d'avoir donné votre avis. Documents associés Aidants cohabitants - Rapport final (pdf,694.66 Ko) Aidants cohabitants - Synthèse (pdf,252.02 Ko) Aidants cohabitants - Fiche résultats de recherche (pdf,202.01 Ko)