Héberger, c’est loger ? Diaporama de l’hébergement et des politiques d’hébergement
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Cette étude vise à produire un panorama de la question de l’hébergement en France. Il s’agit de réaliser un tour d’horizon de l’offre d’hébergement dans ses différentes composantes et de la politique d’hébergement dans la politique du logement.
- Porteurs de projet :
- Éclairs hébergement
Des asiles de nuit et des hospices du passé (« foyers pour mourir ») jusqu’aux résidences sociales actuelles en passant par les foyers (« machines à dormir ») des Trente Glorieuses et les centres d’hébergement contemporains, l’histoire de ce secteur, composé au fil des décennies, est moins connue que celle du logement, celle du logement social en particulier. L’actualité de ce domaine, avec ses normes, ses opérateurs, ses financements, concerne des personnes âgées dépendantes, des sans-abri, des étudiants, des travailleurs précaires ou encore des migrants. Elle est faite d’une diversification croissante des besoins et des réponses, des services et des financements.
Elle procède d’un foisonnement d’initiatives, dans des domaines sensiblement différents, qui ne confère qu’une unité relative à la politique de l’hébergement.
Au carrefour du logement ordinaire et de l’hébergement se trouve ce qui est baptisé « logement accompagné » ou « aidé » (résidences sociales, pensions de famille, foyers de jeunes travailleurs – FJT, foyers de travailleurs migrants – FTM). Le statut d’occupation des résidents (orthographe proposée par certains opérateurs) de ces différents établissements relève d’un contrat dit de résidence, d’occupation ou de séjour. C’est le cas des sans-abri au centre d’hébergement et d’accueil des personnes sans-abri (CHAPSA) à Nanterre, comme des étudiants logés à la résidence de HEC ou des clients des EHPAD de Korian. Avec des variations tout de même dans les contenus et les garanties. Tout ceci procède d’un « contrat de louage » (au sens du Code civil) aux caractéristiques parfois singulières.
Hétérogènes, l’offre et la politique d’hébergement ont leurs rationalités, à défaut peut être de cohérence. Les personnes résident dans des habitats individuels ou collectifs, de façon temporaire ou permanente, à titre gracieux ou onéreux. Point commun : elles ne vivent pas dans des « logements ordinaires » (selon l’appellation INSEE) et donc ne comptent pas dans les enquêtes sur les ménages. Leurs situations sont connues de la statistique publique par des enquêtes spécifiques. Pourtant, elles sont bien moins extraordinaires qu’elles ne pouvaient l’être autrefois.