Étude ROSIE : état des lieux national de l’utilisation des robots sociaux en établissement gériatrique

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Les interventions à médiation robotique (IMR) se sont beaucoup développées ces dernières années en France, notamment dans le secteur de la gériatrie. Cependant, les pratiques et leur évaluation dans ce domaine demeurent particulièrement hétérogènes, si bien que la vision de cet ensemble à l’échelle nationale demeure opaque et parcellaire.

Porteurs de projet :
GEROND’IF

Le projet ROSIE vise à dresser un état des lieux des expérimentations des IMR menées à l’échelle nationale ; et à proposer un cadre commun pour aider à structurer la mise en place, le suivi et l’évaluation multidimensionnelle (clinique, médico-économique, organisationnelle, éthique …) de ces interventions.

L’étude comporte trois étapes : 

  1. l’élaboration d’un état de l’art international sur les IMR en gériatrie ;
  2. la production d’une enquête nationale en établissements afin d’inventorier et capitaliser sur l’ensemble des expérimentations menées ;
  3. et la création d’outils pour accompagner les différents acteurs dans ces expérimentations et pratiques (guide de bonnes pratiques professionnelles, charte éthique et guide méthodologique pour l’évaluation médico-économique).

La revue de la littérature a été faite en utilisant la méthode PRISMA et une grille de lecture, faite sur la base du modèle European Network for Health Technology Assessment (EUnetHTA).

L’analyse des 78 articles retenus a montré que 41% des études ont été faites en Asie/Océanie, 32% en Europe et 27% en Amérique du nord. Paro a été le robot le plus utilisé dans les études (41%) suivi du robot NAO (11%). Ces études ont eu lieu surtout en maison de retraite (76%) et 85% d’entre elles ont impliqué exclusivement des personnes âgées.

L’objectif principal des expérimentations était le plus souvent une évaluation clinique (44%) ou de l’acceptabilité du robot (38%). 

Ces interventions produisaient des effets positifs sur les interactions sociales et l’état psychosocial de la personne, sur l’adhésion à une thérapie ou comme outil de médiation ou de coaching.

Les auteurs n’ont pas fait état d’impact négatif. Seulement 11,27% des publications ont pris en compte la dimension médico-économique, 19,7% la dimension organisationnelle et 18,31% les aspects éthiques.

L’analyse des retours d’expérience en France à partir de questionnaires et d’entretiens ethnographiques en établissement a montré que Paro, le robot le plus représenté, était essentiellement utilisé à visée « anxiolytique ». 

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