Vieillesses, dépendances et responsabilités : configurations d’aide et solidarités intrafamiliales en France, Suède et Grèce

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Les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer font l’expérience d’une double exclusion. La maladie réduit progressivement leur espace d’action et la ville contemporaine ne leur fait pas de place. Cette recherche compare les pratiques de mobilité et les usages de l’habitat de personnes dépendantes en France, en Suède et en Grèce.

Auteurs :
Anastasia Meidani
Porteurs de projet :
Anastasia Meidani

Ce projet avait pour objectif de saisir les changements des modalités d’usages de l’espace, public et privé, par les personnes âgées en perte d’autonomie, dans les trois pays considérés dans le cadre de cette enquête : la France, la Suède et la Grèce, tout particulièrement en milieu urbain.

Les observations montrent que les acteurs locaux ne parviennent pas à donner droit de cité aux habitants âgés en perte d’autonomie, ne prennent pas actes de leur usage de la ville et, par conséquent, ne contribuent pas à favoriser leur inscription dans l’espace public.

La prise en considération de ce constat a eu pour ambition de mesurer, d’une part, combien la place faite aux personnes âgées en perte d’autonomie dans l’espace urbain public et privé conditionne étroitement leur mobilité, leur « prise » ou « déprise » et combien, d’autre part, les formes de la dépendance tiennent à l’orientation des politiques d’aménagement urbain, dans ce qu’elles relèvent du statut accordé aux plus âgées.

Ciblant les pratiques de la ville et de l’habitat, des séances d’observation auprès des personnes vieillissantes en perte d’autonomie et éventuels accompagnateurs ont permis la production des cartographies spatio-temporelles de l’usage de la rue, des lieux publics de plein air et en libre accès, mais aussi des lieux de vie. Nous avons cherché à tester, d’un côté, si les quartiers d’habitat social, les faubourgs et l’hyper centre, produisent des inscriptions identiques dans l’espace urbain dans chaque métropole régionale et, d’autre côté, les rapports de la population considérée à l’habitat.

Nos résultats montrent que le choix de l’aménagement de l’espace public central participe à renforcer les appréciations face aux usagers plus jeunes et donc le retrait des
personnes âgées en perte d’autonomie de l’espace urbain.
 

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