SAPHARI – Satisfaction des personnes âgées à haut risque de décès

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La notion de satisfaction en fin de vie varie selon les individus et les populations. Chez les personnes âgées à haut risque de décès, cette dimension reste insuffisamment documentée. Ce projet propose d’étudier ce qui est important pour elles, en incluant également les aidants et les soignants qui les accompagnent.

Auteurs :
Fabien Visade
Porteurs de projet :
Fabien Visade

Les services de médecine aigue gériatrique (MAG) sont dédiés à la prise en charge des patients âgés polypathologiques, présentant de nombreux syndromes gériatriques (démence, dépendance, polymédication, etc.) et ayant donc des besoins complexes [1]. La cohorte DAMAGE, financée par le GIRCI Nord-Ouest, a permis de montrer que les patients hospitalisés en MAG étaient à très haut risque de réhospitalisation (47% des patients), de décès (33% des patients) et que ces risques étaient synergiques et interdépendants [2]. Cette étude a permis de développer un score capable d'identifier les patients ayant un risque de décès ≥50% dans l'année [3].

En France, il n'existe actuellement aucun parcours spécifique pour réduire le risque de réhospitalisation ou améliorer les conditions de fin de vie au décours d'un séjour MAG. Pourtant, la réflexion sur la fin de vie, dont le droit à une fin de vie digne représente un enjeu social, sociétal et politique fort, qui secoue la société et les médias de manière récurrente ces dernières années. Cependant, les Plan de Soins Anticipés (PSA) ont été proposés dans d'autres pays et disciplines, offrant aux patients des outils concrets tels que la rédaction de directives anticipées et la désignation d'une personne de confiance pour exprimer leurs souhaits [4]. Les études montrent que la mise en place de PSA est réalisable et a un impact positif sur la qualité de vie des patients, de leur entourage, ainsi que sur le lieu et les conditions de décès, ce critère de faisabilité étant couramment évalué dans la littérature sur le sujet [5, 6]. Cependant, peu de PSA sont proposés en France, notamment dans les services de soin (3% environ en sortie de MAG) [3,7]. Le PSA est un processus complexe intégrant : repérage correct des patients à risque ; formation des intervenants ; intervention structurée avec communication vers les bons acteurs du soin. 

Notre collectif souhaite proposer une intervention structurée de type case-management [8] aux patients avec un score DAMAGE élevé, afin de les accompagner ainsi que leur entourage, dans la réalisation et la mise en place de PSA.

Il s'agit de la première étude randomisée qui propose :

  1.  d'identifier les patients âgés à très haut risque de décès à douze mois à la sortie d'une hospitalisation de MAG, grâce au score DAMAGE ; 
  2. de mettre en place un PSA chez ces patients ; 
  3. d'avoir recours à une stratégie de case management par une personne formée pour assurer le lien ville-hôpital et l'implémentation effective du PSA lors du retour à domicile.

Aucune étude en France n'a été réalisée sur ce sujet. Les études sur la mise en place de PSA dans les autres pays ne concernent pas les sujets âgés fragiles et ne sont pas randomisées. Une seule étude (non randomisée) s'appuie sur le soutien d'un infirmier sans réel case-management. L'innovation et l'originalité sont donc très fortes sur de nombreux plans.

L'objectif principal de notre étude est d'évaluer la faisabilité d'une intervention de type case-management de mise en place de PSA chez des patients âgés à haut risque de décès à douze mois selon le score DAMAGE, sortis vivants de MAG.
 

Merci d'avoir donné votre avis.