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Comprendre comment les compétences morphologiques contribuent à la fluence de lecture chez les adolescents dyslexiques et peuvent constituer une stratégie compensatoire des déficits phonologiques.

Auteurs :
Eddy Cavalli
Porteurs de projet :
Eddy Cavalli, Elise Lefèvre, Jeremy Law, Pauline Quémart, Royce Anders

Les personnes avec dyslexie présentent souvent des difficultés phonologiques qui affectent in fine leur lecture et leur écriture. Néanmoins, une personne dyslexique peut contourner ces difficultés en s’appuyant sur des unités linguistiques à l’orthographe plus régulière, telles que les morphèmes. Le recours accru à l’information morphologique par les personnes dyslexiques a été présenté comme une forme de compensation.

Cependant, la contribution des compétences morphologiques à la fluence en lecture reste mal comprise. Dans cette étude, des adolescents français avec et sans dyslexie ont été évalués sur leur conscience et leurs capacités de traitement morphologiques, ainsi que sur leur fluence en lecture. La conscience morphologique a été évaluée par une tâche de décision sur la suffixation, tandis qu’une tâche de décision lexicale avec amorçage servait à évaluer le traitement morphologique. Aucune différence entre groupes n’a été trouvée pour la conscience morphologique.

En revanche, le groupe d’adolescents dyslexiques montrait un bénéfice plus important de l’amorçage morphologique. Les bénéfices de l’amorçage morphologique et orthographique se sont révélés inversement liés à la fluence en lecture. Le traitement morphologique était relativement élevé chez les personnes à faible fluence en lecture, ce qui suggère son usage comme stratégie compensatoire dans cette population.

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