Numérique : accompagner les structures médico-sociales dans la mise en place du dossier usager informatisé

Publié le : 06 décembre 2019-Mis à jour le : 06 décembre 2019

La feuille de route « Accélérer le virage numérique » annoncée par Agnès Buzyn le 25 avril 2019 prévoit un plan établissements et services médico-sociaux numérique. Ce plan vise à généraliser un dossier usager informatisé dans les structures. Clé de voute du système d’information de santé-social, cet objet communicant et mobile accompagnera les personnes âgées et handicapées à chaque étape de leur parcours de vie.

Qu’est-ce que le dossier usager informatisé (DUI) ?

Le DUI est un outil de suivi et de partage des informations relatives à la prise en charge et à l’accompagnement de la personne âgée ou handicapée, entre les professionnels (médicaux et paramédicaux) mais aussi avec ses accompagnants (familles, aidants, etc.).   
Il permettra de nourrir et de suivre le projet personnalisé de la personne, de fluidifier son parcours et d’éviter les ruptures en cas de changement d’établissement médico-social, de retour à domicile ou en cas d’hospitalisation.
C’est l’équivalent du dossier patient informatisé qui existe dans le secteur des soins hospitaliers. Il permettra également à l’usager d’évaluer les services rendus et d’être un acteur de son parcours.  

Quel est le lien entre le DUI et l’espace numérique de santé, le dossier médical partagé (DMP) … ?

Le DUI s’appuiera sur les services socles identifiés dans la stratégie nationale de santé 2022 (DMP, messagerie sécurisée de santé, etc.). Il alimentera automatiquement le DMP et certains de ses services (agenda, suivi des soins, suivi de son parcours) seront intégrés dans l’espace numérique de santé.

Qui est concerné par le DUI ?

À terme, toutes les personnes âgées ou handicapées accompagnées par un ESMS auront un DUI. Pour cela, les établissements et services médico-sociaux devront s’équiper d’un système d’information ou faire évoluer leur système pour le rendre compatible avec le futur cahier des charges national du DUI.
Ce sont les professionnels des structures, les accompagnants et les usagers qui renseigneront ce dossier. Ils devront donc être formés à son utilisation et aux changements qu’il occasionnera.

Quel est le rôle de la CNSA ?

La CNSA  va contribuer, à travers un fonds d’amorçage de 30 millions d’euros, au financement de l’équipement des établissements et services médico-sociaux en système d’information (sécurisation du système, équipement matériel, acquisition de logiciels métier, accompagnement des projets et déploiement). Elle accompagnera les éditeurs de logiciels ainsi que tous les acteurs du secteur médico-social dans la conduite de leurs travaux, et assurera le pilotage national de ce chantier.

Quel est le planning du projet ?

Certaines structures utilisent déjà un dossier usager. La première étape consiste donc à les recenser et à capitaliser les expériences pour alimenter un cahier des charges national du DUI. Ce dernier prendra également en compte les exigences des autres programmes du virage numérique (e-parcours, télémédecine, identifiant national de santé, etc.). Les éditeurs de logiciels devront ensuite se conformer au cahier des charges.

Un groupe de travail constitué de la CNSA, de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), de l’Agence du numérique en santé (ex-ASIP santé) et de l’ANAP définit actuellement le cadrage de ce programme. Les fédérations, les agences régionales de santé, les groupements régionaux d'appui au développement de l'e-santé (GRADeS) et les associations d’usagers seront bientôt mobilisés pour fixer les critères des futurs appels à projets (métier, technique, stratégie d’achat, critères de choix des projets, etc.) qui permettront de sélectionner des établissements pilotes. Ces ESMS vérifieront notamment la faisabilité d’un dossier usager harmonisé et communicant, et pourront devenir référents lors du déploiement de l’outil dans les régions. Le lancement des projets pilotes devrait démarrer au second trimestre 2020.

 

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Dossier de presse virage numérique (Pdf, 963 Ko)
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