Place du vieillissement cérébral dans le processus de handicap chez la personne âgée

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Une meilleure connaissance du processus de vieillissement cérébral chez la personne âgée, qu’il soit d’origine dépressive ou cognitive, permet d’envisager de nouveaux moyens pour prévenir, ralentir ou même inverser le processus de limitation des activités quotidiennes.

Auteurs :
Isabelle Carrière, Karine Pérès

Le but de ce projet était d’analyser la place du vieillissement cérébral, qu’il soit psychique (dépression) ou neurologique (cognition), dans le processus du handicap chez la personne âgée, en s’intéressant principalement aux facteurs de risque de limitations d’activités dans la vie quotidienne.

La dépression est une des causes les plus importantes de souffrance psychique chez la personne âgée. Quand elle est majeure, elle est facilement identifiée et fait l’objet d’un traitement par des antidépresseurs, mais un nombre important de sujets âgés présentent des symptômes dépressifs cliniques sans qu’un diagnostic soit porté (dépression subsyndromique). Le premier résultat de cette étude a été de démontrer que la relation entre les symptômes dépressifs et les limitations d’activités de la vie quotidienne dépend du sexe et de la sévérité des symptômes. Le risque d’incapacité est augmenté, même pour des niveaux de dépression sub-syndromique, chez les hommes, ce qui souligne l’importance d’une détection précoce des symptômes dépressifs par la médecine générale.

Parmi les nombreux déterminants de la perte d’autonomie du sujet âgé, la maladie d’Alzheimer et les syndromes associés jouent un rôle majeur. Les patients vivent plusieurs années avec la maladie, avec une perte progressive, inéluctable et à terme totale de leur autonomie dans la vie quotidienne. La maladie se manifeste d’abord par une atteinte d’activités cognitivement complexes, comme utiliser son téléphone ou gérer son budget, pour atteindre progressivement des activités de plus en plus basiques comme s’habiller ou s’alimenter.

Cette étude a permis de confirmer et d’analyser l’impact considérable de la démence, mais également des déficits cognitifs sans démence, sur le fonctionnement des personnes âgées dans leur vie quotidienne, sur le risque de détérioration fonctionnelle au cours du temps, ainsi que sur le risque de restriction de leur participation.

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