Bilan d’activité 2015 des centres d’action médico-sociale précoce

Publié le : 04 avril 2017-Mis à jour le : 10 avril 2017

En 2016, la CNSA a analysé les données d’activité 2015 de 176 centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) et de leurs antennes. Ces 264 structures ont accueilli 42 070 enfants, soit environ les deux tiers des enfants suivis par la totalité des CAMSP, et ont programmé plus d’un million de rendez-vous en 2015.

Pour la deuxième année consécutive, la CNSA a analysé les rapports d’activité 2015 des CAMSP dans le cadre de sa mission de suivi de mise en œuvre des plans de création de places. En 2016, elle a exploité les données de 176 CAMSP et de 88 antennes qui ont accueilli 42 070 enfants sur la période. La collecte des données d’activité 2016 est en cours. Elle a démarré le 1er janvier et prendra fin le 30 avril 2017. Les logiciels de gestion de l’activité des CAMSP ont été mis à jour en début d’année afin de faciliter la collecte des données.

Les profils des enfants suivis par les CAMSP en 2015

La fréquentation des CAMSP et le profil des enfants accompagnés sont comparables d’une année sur l’autre.
Les CAMSP accueillent des enfants de 0 à 6 ans qui sont plus souvent des petits garçons. L’accueil avant un an concerne peu d’enfants ; les enfants âgés de 3 à 5 ans sont proportionnellement les plus nombreux. Parmi les 42 070 enfants suivis en 2016, 16 074 venaient pour la première fois. Un tiers des enfants a bénéficié de mesures de prévention du handicap, de surveillance, d’un bilan pluridisciplinaire ou d’un accompagnement parents/enfant. La moitié des enfants a bénéficié d’un suivi thérapeutique (rendez-vous médicaux, de rééducation…). Ce dernier chiffre tend à augmenter.

Les enfants en suivi thérapeutique présentaient pour un quart d’entre eux un handicap psychique et pour un autre quart une déficience intellectuelle ou cognitive, 13 % présentaient une déficience motrice, 12 % une déficience ou un trouble du langage et de la parole, 8 % ne présentaient aucune déficience avérée.

Cette année, les données collectées attirent l’attention, pour une majorité d’enfants, sur des facteurs d’environnement potentiellement défavorables à leur développement ou réclamant une attention spécifique de la part des équipes (parent isolé, gémellité, contexte social défavorisé, rupture des liens affectifs, difficulté psychologique dans la famille…).
Les modes de garde et de scolarité sont identiques à ceux constatés en 2014 :

  • 54 % des enfants de moins de 3 ans suivis par un CAMSP sont gardés uniquement par leurs parents.
  • 79 % des enfants de plus de 3 ans suivis par un CAMSP sont scolarisés (7 489 enfants), soit 44 % à temps plein et 35 % à temps partiel.
  • Hors temps scolaire, 65 % des enfants de plus de 3 ans suivis par un CAMSP sont gardés uniquement par leurs parents.

L’accès aux modes d’accueil de droit commun de la petite enfance (crèche, assistante maternelle…) est moins fréquent pour les enfants des CAMSP que pour l’ensemble des enfants de leur âge. Lorsqu’ils ont un mode de garde, ils sont plus souvent accueillis dans un établissement d’accueil collectif et moins souvent par une assistante maternelle.

Le parcours des enfants suivis

L’accès au CAMSP est direct : les parents peuvent solliciter le CAMSP d’eux-mêmes ou être conseillés par des professionnels qui leur indiquent cette solution. Au 31 décembre 2015, 3 500 enfants étaient en attente d’un premier rendez-vous. Lors de leur premier rendez-vous, la majorité des enfants avaient moins de 2 ans. Ils étaient âgés de 4 ans et demi en moyenne à la fin de leur suivi.

Les CAMSP diagnostiquent, apportent les soins nécessaires et orientent. Le suivi qu’ils assurent est parfois transitoire : 43 % des enfants ont bénéficié d’un suivi ou de soins pendant moins d’un an, 20 % pendant 1 à 2 ans et 37 % pendant 2 ans à 6 ans.
Les 1918 professionnels des CAMSP ont programmé plus d’un million de rendez-vous en 2015 et en ont réalisé 839 622, soit une moyenne de vingt rendez-vous ou soins par enfant de la file active.

À l’issue de l’accompagnement, 2 665 enfants ne nécessitaient plus de soins (27 %), tandis que les autres poursuivaient leur parcours avec un suivi thérapeutique libéral (16 % soit 1 538), ou dans une structure sanitaire (20 % soit 1 957) ou médico-sociale (40 % soit 3 939 enfants).

Une analyse de l’activité des centres médico-psycho-pédagogiques disponible en 2018

Un travail similaire est engagé sur l’activité des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP). 42 CMPP et leurs 36 antennes ayant au total une file active de 22 715 enfants ont testé un modèle type de rapport d’activité l’an dernier. Ce bilan recense plus de 400 000 actes réalisés par 602 professionnels auprès des enfants et de leur famille. Le modèle type de rapport annuel a été officialisé par l’arrêté du 3 février 2017. Les CMPP sont tenus de dresser cette année un premier bilan de leur activité réalisée en 2016.

Une amélioration du recueil des données

Un travail a été mené d’une part avec les associations de CAMSP et de CMPP pour adapter les rapports d’activité à la spécificité de leurs modes de fonctionnement respectifs et d’autre part avec les éditeurs de logiciels pour faciliter le recueil et la production des données requises.  

 

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