La CNSA soutient les recherches en lien avec la maladie d’Alzheimer

Publié le : 20 septembre 2017-Mis à jour le : 26 septembre 2017

À l’occasion de la journée mondiale Alzheimer, la CNSA fait le point sur les recherches qu’elle cofinance en la matière.

Depuis sa création, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie soutient la recherche sur l’expérience de vie avec la maladie d’Alzheimer et les enjeux et outils pour son accompagnement. Solutions technologiques, cohortes, malades jeunes, approches non-médicamenteuses, actions en direction des aidants, les axes de recherche sont variés.

La recherche épidémiologique

La CNSA s’est associée aux principales cohortes de données sociales et épidémiologiques sur le vieillissement : PAQUID, 3Cités et AMI. Ces cohortes sont nécessaires pour estimer la prévalence et l’incidence de l’incapacité, estimer la durée de vie en incapacité et en dépendance, identifier des moyens permettant de prévenir ou de retarder l’entrée en dépendance… Elle a également financé des recherches qui utilisent ces données, comme une étude épidémiologique sur l’histoire naturelle de la maladie réalisée à partir des données de la cohorte Paquid.
Régulièrement, la Caisse finance des projets de recherche en sciences humaines et sociales sélectionnés lors des appels à recherche de l’IReSP ou de la Fondation plan Alzheimer.

Les malades Alzheimer jeunes

Environ 2 % des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer ont moins de 65 ans. Elles ont besoin d’une approche diagnostique, d’une prise en charge médico-sociale et d’aides spécifiques. À Lille, le centre national de référence pour les malades Alzheimer jeunes conduit de nombreux travaux, dont l’étude Par MAAJ (Parcours Maladies Alzheimer et Apparentées Jeunes) que la CNSA subventionne. La Caisse a également décidé de financer une évaluation des maisons de Crolles, une résidence qui accueille des malades jeunes.

Le développement de robots sociaux

En participant à l’appel à projets TECSAN, la CNSA a soutenu le développement de solutions technologiques de surveillance ou de régulation des comportements des malades Alzheimer, telles que le projet MIRAS, un robot d’assistance à la déambulation, Robadom, un robot compagnon pour les personnes âgées ayant des troubles cognitifs légers, ou Homecare, un système de surveillance à domicile. D’autres technologies d’assistance pour les personnes âgées ont été commercialisées ces dernières années. Pour autant, tous les effets de ces robots sociaux en gériatrie n’ont pas toujours été évalués. C’est l’objet du projet Rosie (Robots sociaux et expérimentations en gériatrie) conduit actuellement par Gerond’If (Gérontôpole d’Ile de France) soutenu par la CNSA.
Sur toutes les aides techniques fondées sur les technologies innovantes, la CNSA a identifié et soutient un centre d’expertise nationale : le CEN STIMCO dédié aux aides techniques visant la stimulation cognitive. Le CEN STIMCO est d’ailleurs partie prenante du projet Rosie.

Les approches non-médicamenteuses

La recherche sur la maladie l’Alzheimer investit également le champ des approches non médicamenteuses. La Caisse s’est associée à différents travaux comme :

  • la mélodie d’Alzheimer, un documentaire sur projet de recherche musicale appliqué à des personnes souffrant de troubles de la mémoire ;
  • STIMART, une application qui regroupe des jeux de stimulation de la mémoire et développe un protocole de repérage du déclin cognitif et fonctionnel chez les personnes âgées en institution ;
  • ou encore ETNA 3, un essai randomisé visant à évaluer les effets à long terme de trois stratégies thérapeutiques non médicamenteuses dans la maladie d’Alzheimer : la stimulation cognitive, la thérapie par réminiscence et un programme de prise en charge individuelle.

Le soutien aux aidants de malades Alzheimer

La CNSA finance différents types d’actions de soutien aux aidants de malades Alzheimer (formation, groupes de parole…). En s’associant à des recherches sur le sujet, elle entend élargir les modalités de soutien aux aidants. En 2011, elle a ainsi permis à France Alzheimer de modéliser son programme de soutien. Elle accompagne actuellement un projet d’auto-formation à distance mené par l’université de Lille 3 et participe à l’évaluation des "Bistrot mémoire".

 

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